Expressionite Aiguë

Des livres, des choses, des moments de la vie

Blade Runner

Couverture Blade Runner / Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?Résumé

Sur terre, quelques temps après l’holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparues et certains humains, dit « spéciaux », se sont mis à muter, voire à régresser. Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d’éliminer des Andys, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu’il est quasiment impossible de les différencier des humains. Ils pourraient d’ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s’il n’est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.Mais alors qu’est-ce qui différencie les humains des androïdes ? Peut-être cette capacité à utiliser la « boite à empathie », qui les plonge dans le corps perpétuellement meurtri de Wilbur Mercer. Mercer qui pourrait bien s’avérer être un usurpateur…

Appréciation

Voici donc le fameux Blade Runner, précédemment publié sous le titre « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? », titre hautement improbable, mais qui prend réellement tout son sens à la lecture de cette œuvre certainement majeure, encore une fois, de la production de Dick.

Les thèmes « classiques » de la science-fiction, tels les voyages dans l’espace et les robots sont bien présents dans ce texte, mais ce serait une insulte de ne le considérer que sous cette forme-là. Car ce livre recèle une fameuse dose d’humanité, ou d’humanisme, même. De sentiments, d’émotions et… d’empathie. Car c’est là tout le nœud du problème de Rick Deckard, chasseur d’androïdes. Comment reconnaître sa proie, qui, au fur et à mesure de l’évolution technologique, devient indissociable des « vrais » humains ?

Nous assistons de manière addictive à l’évolution du chasseur de primes qui, sûr de son fait, a toujours considéré les androïdes comme des machines.Et n’a donc jamais éprouvé aucun sentiment à leur égard. A l’inverse de son comportement envers les animaux, de plus en plus rares dans ce monde irradié et qui tendent à permettre à chaque homme de prouver son genre « humain » rien que par leur volonté d’en avoir un et de le soigner avec énormément de passion. C’était sans compter sur la dépression de sa femme, créée artificiellement grâce à l’orgue d’humeur – dernier rempart contre la folie humaine qui a provoqué une ultime guerre nucléaire et poussé la plupart des habitants dela Terreà migrer vers les colonies spatiales , et dernière raison de vivre des Terriens non expatriés – ainsi que sur sa rencontre avec Rachel Rosen… qui risque de totalement changer sa perception du monde dans lequel il vit.

Le style de Philip K. Dick est tellement fidèle à lui-même, et sa manière particulière de surfer entre les différentes manières de percevoir la réalité sont d’absolues nécessités dans la vie d’un lecteur, qu’il découvre ou aime déjàla SF d’amour !

Blade Runner / Philip K. Dick
J’ai Lu (Science Fiction), 2008
251p. – 5 €

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Délivrez-moi

Résumé

Thursday Next, détective littéraire et agent des OpSpecs, est de retour! Après être entrée dans l’intrigue du roman Jane Eyre, elle bénéficie d’un repos bien mérité.
Elle a aussi retrouvé l’homme de ses rêves, Landen, et comme un bonheur n’arrive jamais seul, la voilà enceinte! Seulement, la corporation Goliath ne l’entend pas de cette oreille, et pour la contraindre à libérer le criminel qu’elle a enfermé dans un poème de Poe, le groupe tout-puissant fait éradiquer son mari de la réalité! Seule Thursday se souvient que Landen a un jour existé… Et le portail de la prose ayant disparu, elle doit subir un entraînement spécial à la Jurifiction – la police interne des livres – avant de pouvoir reprendre ses voyages à l’intérieur des chefs-d’œuvre de la littérature.

Appréciation

Thursday Next, le retour !
(Vous croyiez vraiment y échapper? J’ai lu la série je vous l’ai déjà dit !)

Après un premier tome en forme de révélation pour moi, j’allais donc logiquement me jeter sur la suite sans autre forme de procès. Mais avec tout de même une petite crainte : et si ce deuxième tome de répondait pas à mes attentes? Et si j’étais déçue?

Et bien… ouf ! Ce second opus de la série de ma détective littéraire préférée ne m’a absolument pas contrariée, que nenni, car je l’ai trouvé plus enlevé et rythmé que le premier !

Nous retrouvons donc Thursday qui, après avoir réchappé de son incursion dans Jane Eyre (que j’ai bien envie de relire – l’ayant découvert adolescente et peut-être dans une version abrégée…) et avoir retrouvé son Amour de toujours, Landen, aspire à continuer son boulot d’OpSpec plus calmement.

C’était sans compter la détermination de Goliath (qui, nous le verrons plus tard, ne manque décidément pas de ressources !) qui a donc décidé d’éradiquer purement et simplement Landen de la surface du monde. Monde qui, en prime, n’arrête pas de courir à sa perte… et qui cache en son sein le « Monde des Livres », qui est autrement plus vaste que le simple contexte de Jane Eyre… et qui nécessite sa police interne, la Jurifiction, que notre détective va bien entendu intégrer. C’est dire si le « calme » de Thursday risque d’être tout relatif !

Bon, le cadre est posé, et Jasper Fforde se lance et s’en donne à coeur joie dans cet opus qui, je pense, est la vraie « base » de la série. Tous les éléments commencent ici à s’imbriquer et à nous donner, très très progressivement, un aperçu de ce qui nous attend !

J’ai réellement adoré ce livre, encore plus que le premier en fait. Et je crois que c’est sa lecture qui m’a convaincue d’avaler la série sans reprendre mon souffle !

Comme je le disais précédemment, l’auteur a une véritable mine d’or à la place de l’imagination et se déchaîne à nous catapulter dans les tréfonds des possibles (de SES possibles) pour nous en mettre plein la vue.

Il faut également souligner un style que personnellement je trouve irréprochable, ainsi qu’une traduction juste… parfaite.

Bref, un grand moment de plaisir pour un livre qui, je crois, sera relu sans hésiter !

Délivrez-moi / Jasper Fforde
10/18 – 2006
444p. – 8,80€

 

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Allumer le chat

 

Résumé

Bastos, le chat philosophe et pédant, parvient à échapper au fusil de Raymond.
N’empêche qu’il le nargue ce chat ! Et il faut encore s’occuper du môme, un peu nul en foot, qui n’a rien trouvé de mieux que de choper de l’eczéma sur le visage… Sans compter son imbécile de père qui se fait encastrer par un cerf de deux cents kilos. Il y a franchement de quoi devenir allumé dans cette famille !

 

 

Appréciation

Bastos, chat pédant (mais pas pédé). Hein? Ah. Et puis bien sûr Raymond. Et Mine. Sans oublier le cerf.

Bon, d’accord, je vous largue dès la première phrase. Mais c’est un peu à l’image de ce petit roman hautement barré que vous devez absolument vous procurer pour différentes raisons tout à fait déraisonnables :

Si vous avez le blues, ou pas.
Si vous avez envie de rire, ou pas.
Si vous vous sentez d’humeur grinçante, ou pas.
Si vous avez envie de rencontrer une floppée de personnages cinglés.
Si vous avez envie de vous retrouver, le temps d’une courte lecture rythmée, emmené dans un univers déjanté et haut en couleurs.
Si vous aimez la littérature.

Bref, dans tous les cas, ce livre est à lire. Court, mais intense, vous êtes plongés dès la première page dans l’univers étrangement déconnecté de Barbara Constantine. Et vous découvrez, au fil des très courts chapitres, la belle série de personnages qui font toute l’essence du texte. Puis, vous vous surprenez à rire. Rire? He oui. Et puis, vous êtes perplexes. Deux pages plus loin. Fou, non?

Entre une campagne française bien rustique et une campagne américaine qui l’est tout autant. Entre des morts vaguement étonnantes et d’autres qui ne le sont pas. Entre des personnages follement attachants et d’autre follement absents… bref, un cocktail sans faille qui nous mène résolument vers une seule envie : découvrir toute la production de l’auteure !

Moralité : des Barbara Constantine, je vais en acquérir un paquet !

A lire absolument, vous l’aurez compris !

Allumer le chat / Barbara Constantine
Points, 2008
261p. – 7€

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L’affaire Jane Eyre

Résumé

Dans le monde de Thursday Next, la littérature fait quasiment office de religion.
A tel point qu’une brigade spéciale a dû être créée pour s’occuper d’affaires aussi essentielles que traquer les plagiats, découvrir la paternité des pièces de Shakespeare ou arrêter les revendeurs de faux manuscrits. Mais quand on a un père capable de traverser le temps et un oncle à l’origine des plus folles inventions, on a parfois envie d’un peu plus d’aventure. Alors, lorsque Jane Eyre, l’héroïne du livre fétiche de Thursday, est kidnappée par Achéron Hadès, incarnation du mal en personne, la jeune détective décide de prendre les choses en main et de tout tenter pour sauver le roman de Charlotte Brontë d’une fin certaine…

 

Appréciation

C’est avec ce roman que j’ai découvert Jasper Fforde. Et ce grâce à la formidablement merveilleuse Guu qui me l’a offert pour mon anniversaire.

Et autant vous le dire tout de suite : c’est une révélation. J’ai absolument tout aimé dans ce livre !
Je crois  qu’il était fait pour moi !

Tout d’abord j’ai été immédiatement séduite par le monde dans lequel le lecteur se retrouve plongé. Mais au fond, quoi de plus normal puisque dans cet univers, la littérature a une place prépondérante !

En outre, Jasper Fforde a créé de manière totalement cohérente tout un contexte qui tient réellement la route, nous promenant dans son imaginaire richissime ! Entre la Chronogarde, les animaux réimplantés (dodo, mammouth, et même néanderthal  - qui n’est pas à proprement parler un animal, je le concède -), et puis… la possibilité d’entrer dans les livres, tout y passe et nous finissons par y croire !

Génial, sans aucune autre forme de procès !

Ensuite, les personnages sont parfaits dans leurs rôles respectifs. Bien sûr, Thursday Next est impeccable, drôle, droite dans ses bottes, spontanée et parfois un brin délirante (parfois?). Elle est bien entendu indispensable (haha). Mais tous les « secondaires » méritent le coup d’oeil, avec une belle performance de Mycroft, de Penny, du papa de Thursday mais également de tous les autres ! (J’adoooooore le papa de Thursday.

Enfin, le rythme du texte est envoûtant. Dès l’entrée dans le livre, il est vraiment très difficile de s’en sortir. Nous sommes ici en présence d’un engloutissement romanesque avec peu de précédent (suivi, d’ailleurs, de l’engloutissement des quatre tomes suivants, dont je vous parle prochainement). Le style de l’auteur est enjoué, bien posé et vraiment riche. Puis… humour, humour, humour bon sang ! Il y a toujours moyen de rire dans ce roman. Humour british… délicieux, délectable… un vrai bonheur.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas besoin de l’écrire à nouveau… mais si, si, je le redis, j’ai adoré ce roman, je vous le recommande très chaudement, et je te remercie ma petite Guunounette de m’avoir fait découvrir le formidable Jasper Fforde !!

Youpie !

L’affaire Jane Eyre / Jasper Fforde
10/18 – 2005
410p. – 9,60€

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La tyrannie de l’arc-en-ciel, 1 : La route de Haut Safran

Résumé

Bienvenue dans la Chromocratie ! Ici, les citoyens sont normaux, à la différence près qu’ils naissent Gris, Jaunes, Verts, Bleus, ou encore Rouges en fonction des couleurs qu’ils distinguent.
Le rôle de chacun dépend justement de cette singularité. Les Pourpres accèdent aux postes les plus agréables tandis que les Gris, incapables de discerner les nuances éclatantes, sont traités en esclaves. Et comme dans toute tyrannie digne de ce nom, les autorités veillent à ce que cet ordre soit respecté ! Edward Rousseau est un jeune homme Rouge sans histoire, promis à un bel avenir. Jusqu’au jour où un compagnon rencontré par hasard dans un train disparaît, dans l’indifférence la plus totale.
Dès lors, de mystérieux incidents l’interpellent : on lui confisque ses papiers, il apprend que le médecin de la ville est mort dans des circonstances étranges… Sa rencontre avec Jane, une Grise effrontée au nez exquis, va confirmer ses soupçons : ces événements cachent une vérité effrayante. Qui réussira à la révéler sans y perdre la vie ? Fidèle à son style unique en son genre, Jasper Fforde explore les limites de l’imagination pour nous offrir un récit drôle, haletant et délicieusement subversif.

Appréciation

Voici encore un livre magnifique. Si je l’ai choisi, c’est d’abord parce que je suis absolument accro au travail de Jasper Fforde (les chroniques arrivent), mais aussi grâce à la couverture sublime de ce roman.

Puis… le résumé ne vous donne-t-il pas également envie de découvrir cette histoire? Sans rire? Moi lorsque j’ai découvert ce monde en couleurs j’ai immédiatement été transportée.

L’imagination de Jasper Fforde est, à priori, sans aucune limite. J’ai tout de suite été séduite par la « non-description » du monde. Plutôt que de nous faire un exposé en six chapitres détaillés sur l’univers du texte, l’auteur nous plonge directement dans l’aventure, et c’est le narrateur, le fantastique Edward Rousseau qui nous fait découvrir progressivement les éléments étonnants qui forment son quotidien.

L’aventure est bien menée, assez « légère » mais c’est le premier tome d’une série et le monde dans lequel nous sommes plongés est tellement étrange qu’il faut bien tout ça pour s’y faire.

J’adore la plume de Jasper Fforde, tous les clins d’oeil qu’il dissémine dans son texte, ses jeux de mots (particulièrement bien traduits dans l’édition « Fleuve Noir »), bref, tout, j’ai aimé, adoré, j’en redemande et j’en ris encore !

Vivement la suite !

La Tyrannie de l’Arc-en-ciel, 1 : La route de Haut-Safran / Jasper Fforde
Fleuve Noir, 2011
589p. – 20,90€

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Nous sommes cruels

 

Résumé

Julien et Camille sont faits pour s’entendre.
Fascinés par la littérature du XVIIIe siècle, élèves brillants, cyniques, ils ont la conviction de s’être trompés d’époque. Et surtout une dévorante envie de s’amuser et d’affirmer leur toute-puissance. Alors quoi de mieux pour combler leurs aspirations que de se prendre pour le vicomte de Valmont et la marquise de Merteuil ? Quelques règles, de nombreuses  » proies  » à séduire, un maximum de  » trophées « …
Les voilà  » partenaires de crime « , maîtres d’un jeu cruel dont ils tirent les ficelles en redoutables manipulateurs. Mais c’est un jeu dangereux, qui risque de se retourner contre eux et de les précipiter dans ce qu’ils redoutent le plus : devenir des adultes…

 

Appréciation

Ce livre m’a été vivement conseillé par une libraire passionnée. J’avoue donc que, lorsque je l’ai croisé par hasard sur les rayons de la bibliothèque, je ne me suis pas fait prier et je l’ai immédiatement embarqué !

Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour le lire, car la plume de Camille de Peretti est d’une belle fluidité et ce malgré le caractère épistolaire du texte.

Nous découvrons des personnages particulièrement étonnants, comme Camille elle-même, et Julien qui vont se prendre pour Valmont et Montreuil, les héros des « Liaisons Dangereuses » de Laclos. Leur correspondance tend à rendre « hommage » au livre classique, tout en le transposant au 20e siècle.

Il s’agit d’un roman prenant et dérangeant, qui nous met face à la perversité dont l’être humain est capable. Perversité peut-être exacerbée par l’adolescence, d’ailleurs. Adolescence bourgeoise parisienne d’un groupe d’amis disparates et éparpillés qui, au fil de leurs correspondances mutuelles nous donnent les clés pour comprendre les relations qui les unissent.

Si Camille de Peretti nous livre une histoire forte, ses personnages la portent d’une excellente façon.

Et si je ne suis pas une habituée de ce genre de romans, j’avoue avoir été tout à fait fascinée par cette chirurgie des sentiments.

On dit que ce texte est conseillé aux lycéens français qui prépareraient le bac L… mais moi je pense que je vous le recommande à tous !

 

Nous sommes cruels / Camille de Peretti
Le Livre de Poche, 2008
282p. – 6,50€

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Room

Résumé

Sur le point de fêter ses cinq ans, Jack a les préoccupations des petits garçons de son âge. Ou presque. Il ne pense qu’à jouer et à essayer de comprendre le monde qui l’entoure, comptant sur sa mère pour répondre à toutes ses questions.
Cette mère occupe dans sa vie une place immense, d’autant plus qu’il habite seule avec elle dans une pièce unique, depuis sa naissance. Il y a bien les visites du Grand Méchant Nick, mais Ma fait tout pour éviter à Jack le moindre contact avec ce personnage. Jusqu’au jour où elle réalise que l’enfant grandit, et qu’elle ne va pouvoir continuer longtemps à entretenir l’illusion d’une vie ordinaire. Elle va alors tout risquer pour permettre à Jack de s’enfuir. Mais l’enfant va-t-il réussir à trouver des repères loin de leur univers ? Quel accueil lui réservera le monde extérieur, lui l’enfant né de la captivité d’une femme ?Room interroge la capacité de survie qui existe en chacun de nous, tout en célébrant les pouvoir du récit et du langage.

Appréciation

Ce roman, fruit de la rentrée littéraire 2011, me faisait de l’oeil depuis un bon moment… et je l’avoue, beaucoup pour sa couverture, et pour les commentaires qui s’affichent à l’arrière de la jaquette.

C’est donc avec pas mal de curiosité que je me suis plongée dans les premières pages et j’ai assez rapidement été captivée par la parole de Jack, petit bonhomme de cinq ans qui vit dans un univers de 9m² avec sa maman…

Et nous découvrons l’horreur de leur captivité, nous ressentons l’angoisse, mais également les petits moments de bonheur ou les habitudes qui permettent de développer un certain style de « normalité » chez Jack.

Puis tout bascule. Car ça ne peut pas durer, d’élever un enfant dans une petite chambre isolée de tout… et nous découvrons avec surprise les problèmes qui peuvent survenir pour un enfant, mais aussi pour sa maman, dans le monde réel.

C’est un roman poignant. Etrange, mais original. Je ne l’ai pas savouré car, mine de rien ce n’est pas vraiment mon genre de roman à l’origine, mais je l’ai trouvé troublant et interpellant, ce qui n’est pas négligeable.

Une ode à l’éducation, en tout cas, qui touchera peut-être plus les mamans que les personnes sans enfant.

Room / Emma Donoghue
Stock , (Les Cosmopolites)
400p. – 21,5€

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